Sur un toit plat, tout passe par le drain
Un toit plat n'a pas de pente pour évacuer l'eau vers une gouttière : il compte sur quelques drains intérieurs, souvent placés aux points bas de la toiture. Quand la glace bouche un drain, l'eau de fonte n'a plus d'issue. Elle s'étale sur la membrane, regèle la nuit, fond le jour, et la surface d'eau retenue s'agrandit à chaque cycle.
Pourquoi l'eau retenue inquiète
Une flaque de quelques centimètres sur une grande surface représente un poids considérable, ajouté à tout ce que la toiture porte déjà en hiver. L'eau stagnante cherche aussi le moindre défaut de la membrane, un joint de relevé ou une percée de ventilation, et finit par entrer dans le bâtiment. Les dégâts apparaissent souvent loin du drain, au plafond d'un étage inférieur.
Les signes, vus d'en bas
Une infiltration au plafond du dernier étage, de l'eau qui ruisselle sur un mur intérieur près d'une colonne pluviale, ou une plaque de glace visible autour du drain depuis une fenêtre plus haute : ce sont les indices d'un drain gelé.
Le dégagement autour du drain
Le déglaçage commence par la glace qui entoure la crépine, à la vapeur basse pression, pour rouvrir l'entrée du drain sans endommager la membrane. La crépine est vérifiée et remise en place ; un drain dont la crépine manque laisse entrer des débris qui le reboucheront. On dégage ensuite un chemin pour que l'eau retenue rejoigne le drain.
Prévenir le prochain blocage
Les drains situés à l'ombre d'un parapet ou d'un équipement mécanique gèlent plus souvent. Les repérer, les vérifier après chaque redoux et garder leurs abords dégagés de glace réduit le risque d'accumulation d'eau pendant tout l'hiver.